Perspectives sur la répartition mondiale des actifs

Avril 2026

Pour orienter le positionnement des Solutions de portefeuille Scotia, l’équipe Gestion multi-actifs de Gestion mondiale d’actifs Scotia se réunit régulièrement pour discuter et débattre du contexte macroéconomique afin d’en évaluer les effets sur les portefeuilles. Le présent rapport expose sa vision actuelle.


Principaux thèmes macroéconomiques

Facteurs économiques mondiaux les plus susceptibles d’influencer notre point de vue sur la répartition de l’actif des portefeuilles dans les 12 à 18 prochains mois.

Les perspectives demeurent positives, mais l’incertitude plane

La croissance économique mondiale et les bénéfices des sociétés demeurent résilients. La durée des perturbations dans le détroit d’Ormuz et l’approche qu’adopteront les banques centrales pour contenir les pressions inflationnistes découlant du choc énergétique lié à l’offre demeurent la principale source d’incertitude.

La trajectoire du conflit au Moyen-Orient

Un cessez-le-feu pourrait rapidement inverser l’effet du choc subi par les produits de base et redonner aux banques centrales la possibilité de réduire les taux. Au contraire, une escalade des tensions ou la fermeture à long terme du détroit d’Ormuz modifieraient considérablement les perspectives d’inflation et de croissance.

L’intelligence artificielle (IA) toujours à l’avant-scène

L’influence de l’IA continuera vraisemblablement à croître. Les « sept magnifiques » ont collectivement engagé environ 650 milliards de dollars américains dans les infrastructures d’IA, et la prochaine période de publication des résultats permettra de vérifier si cet investissement apporte une valeur réelle.


Perspectives sur la répartition des actifs

Actions

Notre opinion demeure plus favorable aux actions qu’aux titres à revenu fixe ou aux liquidités. Les conflits géopolitiques se sont traduits par un bond des prix de l’énergie, une baisse des actions et une hausse des rendements obligataires. Nous estimons toutefois que les marchés ont pris en compte un scénario négatif qui pourrait s’avérer temporaire. À notre avis, les perspectives à long terme de multiples sociétés et gouvernements sur le plan des liquidités restent encore largement inchangées.

Nous avons une occasion d’augmenter de façon sélective l’exposition aux actions européennes et aux actions des marchés émergents qui ont récemment fait l’objet des ventes les plus massives, malgré la vigueur des fondamentaux. 

Titres à revenu fixe

Nous maintenons une opinion favorable à l’égard des titres à revenu fixe en général, mais demeurons convaincus que les actions offrent un potentiel de hausse globalement supérieur.

Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix de l’énergie ont fait grimper les taux de rendement, un peu comme en 2022. Les taux initiaux étant toutefois plus élevés et la politique monétaire beaucoup moins accommodante, les chocs énergétiques risquent moins d’ancrer l’inflation, ce qui est de bon augure pour les obligations.

Dans un tel contexte, il nous semble opportun d’accroître notre exposition à long terme.

Canada

Nous maintenons une opinion neutre quant aux actions canadiennes. La hausse des prix des produits de base et l’accentuation de la courbe des taux ont favorisé une forte croissance des bénéfices dans les secteurs de l’or et des services bancaires. Globalement, cette dynamique fait en sorte que le contexte est solide, mais plus instable. Elle permet aux actions canadiennes de se démarquer des actions d’autres pays plus sensibles à un ralentissement de la consommation, ou dont le panier de produits de base est moins favorable.

États-Unis

Nous maintenons une opinion neutre quant aux actions américaines. La forte croissance des bénéfices et une politique budgétaire expansionniste demeurent favorables. Les évaluations ont diminué et sont maintenant beaucoup plus raisonnables, même si la concentration demeure élevée. Cependant, la confiance envers des sous-secteurs précis peut rapidement se détériorer, comme l’illustrent les récentes ventes massives de titres de sociétés de logiciels-services, en raison des craintes de perturbations liées à l’IA.

Marchés internationaux

Nous maintenons une opinion globalement neutre quant aux actions internationales. Nous privilégions les marchés internationaux plus cycliques, en particulier en Europe. La France, l’Italie et l’Espagne offrent une meilleure dynamique de bénéfices et un optimisme accru à des évaluations moins élevées par rapport à des marchés plus défensifs, comme la Suisse, tout en restant étroitement liés aux principaux moteurs de croissance de la zone euro.

Marchés émergents

Nous maintenons une opinion neutre quant aux actions des marchés émergents dans l’ensemble. Les récentes ventes massives offrent une occasion de s’exposer à la croissance structurelle et à l’innovation des marchés émergents – en particulier dans les entreprises axées sur la technologie qui devraient être moins sensibles aux chocs liés à l’énergie – à des évaluations plus attrayantes, mais en prenant en compte l’incertitude à court terme.

Pour la version détaillée de l’analyse, téléchargez le rapport complet sur la répartition de l’actif.