Volatilité des marchés : un « accord » fait reculer le pétrole

Myles Zyblock

15 juin 2026


Les marchés financiers accordent souvent plus d’importance à l’orientation d’une variable qu’à son niveau. Tout porte à croire que c’est de nouveau le cas pour le pétrole. Les prix sont élevés, mais ils ont considérablement reculé depuis la mi-mai. Essentiellement, des prix plus faibles profitent à la croissance économique, surtout pour les très grands importateurs de l’or noir, comme l’Europe et l’Asie.

De telles baisses se répercutent aussi instantanément sur les attentes inflationnistes, comme le montre le graphique ci-dessous. Suivant le repli du pétrole (ligne blanche), le swap indexé sur l’inflation américain à 1 an (ligne bleue) a fortement chuté. Il a perdu environ 10 points de base en réaction à la baisse de 4,50 $ le baril. 

Graphique comparatif des prix des matières premières CLA et de la devise USSWIT1 en 2026, en hausse puis en baisse à la mi‑juin.

Source: Bloomberg

On en sait très peu à ce stade-ci sur l’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran. Et on ne sait toujours pas si le détroit d’Ormuz pourra reprendre ses activités « normales » dans un délai raisonnable, même si l’administration américaine semble convaincue que ce sera le cas. Pour l’instant, les investisseurs tablent sur un retour à la normalité, ce qui a été favorable pour les marchés financiers qui ont profité de l’atténuation des risques liés à l’inflation et à la croissance.

 

Au moment d’écrire ces lignes, l’indice S&P 500 avait inscrit un gain d’environ 1,9 %.